08/09/2010
 
 
 

WIMAX - principe de précaution

12/12/2007 | Interventions

Assemblée plénière du CG - 10 décembre 2007

Les technologies de l’information et de la communication sont en constante et ultra-rapide mutation. Simultanément naissent des inquiétudes quant aux conséquences sanitaires et autres dommages collatéraux possibles de nouveaux outils qui s’imposent dans notre quotidien, sans qu’on ait le temps du recul.

Comme pour la téléphonie mobile se posent avec le WIMAX des problèmes de santé liés à l’exposition aux champs électromagnétiques.

Comme pour l’accès à la téléphonie mobile, l’éloignement par rapport aux zones urbaines crée un retard dans la couverture haut débit – retard qui est sans doute compensé par la qualité et le cadre de vie dans ces zones rurales, mais cela ne suffit pas du point de vue du développement économique, bien évidemment…

Là où le service ADSL n’est pas possible, il est ainsi prévu d’apporter la technologie WIMAX. Mais outre que sur le plan technique le service offert est plus limité et inférieur en qualité à celui offert par les fibres optiques, se pose le problème des rayonnements électromagnétiques.

Aussi je ne suis pas convaincue de la pertinence du choix de cette technologie. Selon la logique économique et commune, c’est mieux que rien. Mieux que la zone blanche. Mais quitte à mettre la main à la poche, n’aurait-il pas mieux valu amener la technologie filaire, la fibre optique, plus performante et plus saine, dans ces zones encore relativement préservées des pollutions électromagnétiques ?

Il aurait été juste et équitable que tous les territoires bénéficient des mêmes prestations et du même confort. Le ultra haut débit par fibre optique offre une vitesse de transmission supérieure au Wimax sans aucune nuisance ni pollution électromagnétique. Certes le coût est plus important, mais l’investissement se justifie sur le plan du développement durable. C’est un peu comme lorsqu’on choisit d’investir dans le réseau ferré, plus coûteux dans l’immédiat, plus long à mettre en place, mais plus durable et plus satisfaisant à long terme.

Par ailleurs, la lecture de la synthèse du contrat de concession fait apparaître que « les risques liés à la conception, la construction et l’exploitation » du réseau WIMAX incombent au concessionnaire. J’aimerais savoir si dans ces risques sont considérés les risques sanitaires liés aux rayonnements électromagnétiques et si le concessionnaire a souscrit une assurance qui garantisse explicitement ces risques.

Il y a de bonnes raisons d’être attentif à ce point, lorsqu’on sait que les assurances rechignent à couvrir ce type de problèmes. Ainsi l’assurance AXA, refuse explicitement de couvrir « les dommages de toute nature causés par les champs et ondes électromagnétiques » au même titre que les dommages liés à l’amiante, le plomb et la dissémination d’OGM.

Il ne faudrait pas qu’en fin de compte, notre collectivité ait à assumer la responsabilité en cas de problème grave.

Je serais favorable à une étude d’impact sanitaire préalable sur la technologie Wimax et sur ses effets biologiques. Son déploiement, superposé sur les autres réseaux sans fil, amplifie encore l’ »électrosmog » ambiant. Dans le cadre du Grenelle de l’environnement le CRIIREM a demandé un moratoire sur le WIMAX et la promotion du Ultra haut débit par fibre optique.
(Abstention)





 
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