10/09/2010
 
 
 

On ne peut célébrer d’un côté ce que l’on détruit de l’autre.

06/06/2009 | Urbanisme

Les « rendez-vous au jardin » donnés au niveau national et régional les 5 et 6 juin mettent à l’honneur des jardins publics et privés remarquables.

En même temps l’attention est attirée par des démarches nouvelles. Des « jardins partagés » se créent dans certains quartiers populaires en bas d’immeubles ; des interstices urbains et des recoins délaissés sont végétalisés pour égayer et renaturer l’espace public. Fruits, fleurs, herbes aromatiques, légumes s’invitent dans notre univers minéral. En périphérie urbaine, des cultures maraîchères se développent, alimentant le réseau des AMAP (Aide au Maintien de l’Agriculture Paysanne).

Les temps semblent par ailleurs mûrs pour réconcilier le citadin avec la « mauvaise herbe » qui obtient droit de cité pour que recule l’usage des phytosanitaires et autres pesticides polluants et toxiques.

C’est un véritable engouement pour la nature et le retour à la terre qui s’exprime dans tous les coins de notre agglomération.

On peut en juger par les listes d’attente pour la location d’un jardin « ouvrier » ou « familial » : ça se bouscule au portillon ! Ces jardins constituent en effet des havres de verdure, précieux à plus d’un titre.

Ils contribuent à améliorer le bilan carbone de l’agglomération. Ils atténuent l’impact de la crise économique et sociale en permettant à de nombreuses familles de récolter leurs propres fruits et légumes. Ces jardins offrent également des espaces de liberté, de détente et de convivialité aux citadins habitant « hors-sol » en appartement. Ils permettent d’atteindre naturellement les objectifs de cohésion sociale, de relation intergénérationnelle et d’épanouissement de la personne que se fixent les collectivités locales, et qui mobilisent des budgets conséquents.

Pourtant ces jardins n’ont pas la place qu’ils méritent dans les plans d’urbanisme locaux. De fait, ils semblent considérés comme de simples réserves de terrain, disponibles lorsque la pression foncière se fait forte. On fait alors peu de cas des années de travail et de la qualité du résultat : ces jardins souvent magnifiques peuvent disparaître après un simple préavis.

Ainsi à Schiltigheim, 12 jardins rue Saint Junien sont menacés par l’extension d’une zone artisanale. A Strasbourg-Cronenbourg, au Entenloch, 19 jardiniers ont appris avec consternation et douleur qu’ils devront céder la place à la SPA.

Pourtant on parle de Fête des jardins, de développement durable et de trame verte... Où est la cohérence ?

Tribune adressée aux DNA le 5 juin 2009



 
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RENDEZ-VOUS
AMAP - Association pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne

tous les jeudis de 18h30 à 19h30
8 rue de la Glacière

légumes et produits laitiers bio
de la ferme d'Agnès d'Ittlenheim
et de la ferme Lindgrube de Breitenbach

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