30/07/2010
 
 
 

Adelshoffen, pas d'accord!

Le Plan Local de l'Habitat approuvé par les élus de la CUS pour la période 2009-2014 commande pour Schiltigheim la construction de 400 logements. Il prend en compte la forte densité de notre commune : 4136 habitants au km2.

Les projets en cours ou à venir, près du parc Léo Delibes (78 logements), rue Ehrardt (26), au 59 route de Bischwiller (24), rue des Vosges (15), rue De Lattre de Tassigny (14), sur Chaussland (66) et sur le site France Telecom (200) totalisent déjà 429 logements. De sorte que la commande est déjà largement dépassée. A l’avenir les friches industrielles offriront d'autres possibilités (Fischer, Wehr, Quiri, etc.)

Pourtant le maire Nisand s'obstine à jouer la surenchère et à vouloir rajouter un quartier de 200 logements sur le site de la brasserie Adelshoffen – certes b>en vert, mais contre tous...

Les Schilikois, consultés à deux reprises par le précédent maire, se sont en effet exprimés en faveur de la transformation de la friche en un espace public autour de la médiathèque communautaire - qui leur est promise depuis 2004. Ils rêvent également d'un marché couvert et du vrai centre ville auquel peut prétendre la 2ème commune de la CUS. Adelshoffen s’y prête parfaitement.

Toute autre commune se féliciterait d’avoir la maîtrise d’un tel foncier et en profiterait pour y réaliser effectivement un projet d’utilité publique. Au contraire la Ville de Schiltigheim s’apprête à le céder pour une énième opération immobilière, avec un pseudo label d'« éco-quartier »... Sans débat. En pleine période d'élaboration du Plan Local d'Urbanisme!

Le maire Nisand a, d'autorité, exclu l'îlot Adelshoffen de la réflexion collective. Emanation du Conseil Municipal, le comité Adelshoffen n'a jamais siégé. Deux voyages d'études, onéreux, à Lyon (pour visiter des parkings…), et à Copenhague et Malmö n'ont donné lieu à aucun travail de synthèse.

Pour couper court définitivement au débat politique, le maire soustrait le terrain du domaine public: le Foyer Moderne est déclaré maître d'ouvrage. En somme Schiltigheim transfère la gestion de son urbanisme à une Société à Responsabilités Limitées... La Ville étant l'actionnaire principal de la SARL, le maire, à la fois juge et partie, s’assure le contrôle total du dossier.

L'Arlésienne

Apparemment la médiathèque n’est pas sa priorité. En choisissant d’implanter cet équipement à la place du Simply, le maire en recule la construction dans un avenir incertain, subordonné à la démolition du Simply, qui elle-même interviendra seulement après l'inauguration du nouveau supermarché. Gabegie de temps et d'argent: le rachat du Simply puis sa démolition coûteront à la commune 3 millions d’euros, soit autant que l’achat de la brasserie.

Cette opération est économiquement irresponsable, mais elle est aussi complètement absurde. Pourquoi, dans un contexte de crise économique, plomber inutilement les finances publiques ? Pourquoi ne pas construire la médiathèque sur la friche, qui appartient à la commune depuis 2001?

Quant à une validation du projet par les habitants, le maire s’y refuse catégoriquement. Pourtant, outre un lourd impact sur le budget communal, les habitants auront à supporter les conséquences au quotidien de la sur-densification côté route de Bischwiller.

Ne sait-on pas les rassurer sur la capacité du secteur à absorber plusieurs centaines de véhicules supplémentaires ni sur celle des écoles à accueillir des effectifs brutalement augmentés? Ceci pourrait expliquer la dérive autocratique et la gestion opaque du dossier.

Tribune parue dans les DNA du 9 juillet 2010


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Posté par Andrée le 11/07/2010

 
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